L’Institut français d’études anatoliennes (IFEA) vient de mettre en ligne l’enregistrement du séminaire commun avec l’Université Galatasaray, auquel j’ai apporté ma contribution le 26 avril dernier. J’en profite donc pour partager ici les diapos de ma présentation.

Merci à Benoît et toute l’équipe pour l’accueil, et aux participants pour leurs questions.

Et pour écouter l’enregistrement directement ici :

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Galatasaray Üniversitesi

Galatasaray Üniversitesi (photo Helge Høifød, CC BY-SA, source Wikipédia)

Étrange rentrée… Le second semestre de cette année à Galatasaray m’apparaît comme coupé en deux. Pas seulement parce que l’université elle-même est coupée en deux par l’avenue Çırağan, une partie de son campus bercée par les flots du Bosphore et l’autre grimpant à l’assaut de la colline de Yıldız. Coupée en deux parce que, si les cours ont repris dans les salles habituelles, une bonne partie des bureaux a elle été détruite lors d’un incendie, survenu le 22 janvier. Très violent incendie qui a emporté la totalité de l’étage supérieur du bâtiment principal de l’université, l’ancien palais Feriye, et ravagé une partie des deux autres niveaux, désormais inaccessibles.

L’accident ne fait guère de doute, les rumeurs d’installation d’un hôtel de luxe en lieu et place de l’université ne semblent pour une fois pas fondées et, surtout, il n’y a pas eu de blessés. Mais beaucoup d’archives, de livres et de souvenirs perdus. L’université Galatasaray est très jeune, puisqu’elle a ouvert en 1992, mais ses bâtiments ont précédemment accueilli l’internat des filles du lycée du même nom. Une collègue me racontait ainsi avoir dormi dans ce bâtiment pendant ses années de lycée, avant de revenir y installer son bureau quand elle est devenue enseignante à l’université. Difficile de passer désormais devant sa ruine tous les jours.

Galatasaray Üniversitesi — après l’incendie du 22 janvier 2013 (photo DHA)

Galatasaray Üniversitesi — après l’incendie du 22 janvier 2013 (photo DHA)

Galatasaray Üniversitesi - principe du logoAprès être passé près du gros lot deux fois de suite,

Après avoir épluché la réglementation sur les charges de cours,

Après avoir conclu qu’il me fallait enseigner dans le secondaire si je voulais avoir la possibilité d’enseigner dans le supérieur,

Après avoir envoyé des candidatures un peu partout (lycées publics, privés, agricoles, organismes de formation pour adultes),

Après avoir passé deux semaines de vacances loin de ces préoccupations, mais pas trop loin d’une connexion internet quand même,

Après m’être demandé ce que j’allais faire si par malheur on me proposait un poste de prof d’histoire-géo à plein temps dans un collège, et rien que ça,

Après m’être dit : « On verra bien, fais-toi plutôt un plan de travail pour l’été, il faut que tu avances dans ton projet de bouquin »,

Voilà que je reçois un coup de fil.

Je suis classé premier sur un poste d’enseignant-chercheur non titulaire à l’Université Galatasaray d’Istanbul. Contrat de deux ans renouvelable une fois, spécialement destiné aux docteurs cherchant un poste de maître de conférences. Dans une université publique turque, et francophone. Plus précisément : une faculté de communication avec une spécialité journalisme. Cours pratiques et théoriques. Tout ce que je cherche. Cela bouscule un peu nos plans (que va faire Céline ? Et Gaspard, qui fait sa rentrée en petite section de maternelle dans un mois et demi ?). Mais c’est diablement intéressant, excitant, motivant. On m’a donné cinq jours pour réfléchir. On discute deux jours, ça suffit pour la décision. Le reste, on avisera.

Je commande une méthode de turc.

Direction Istanbul !