Galatasaray Üniversitesi

Galatasaray Üniversitesi (photo Helge Høifød, CC BY-SA, source Wikipédia)

Étrange rentrée… Le second semestre de cette année à Galatasaray m’apparaît comme coupé en deux. Pas seulement parce que l’université elle-même est coupée en deux par l’avenue Çırağan, une partie de son campus bercée par les flots du Bosphore et l’autre grimpant à l’assaut de la colline de Yıldız. Coupée en deux parce que, si les cours ont repris dans les salles habituelles, une bonne partie des bureaux a elle été détruite lors d’un incendie, survenu le 22 janvier. Très violent incendie qui a emporté la totalité de l’étage supérieur du bâtiment principal de l’université, l’ancien palais Feriye, et ravagé une partie des deux autres niveaux, désormais inaccessibles.

L’accident ne fait guère de doute, les rumeurs d’installation d’un hôtel de luxe en lieu et place de l’université ne semblent pour une fois pas fondées et, surtout, il n’y a pas eu de blessés. Mais beaucoup d’archives, de livres et de souvenirs perdus. L’université Galatasaray est très jeune, puisqu’elle a ouvert en 1992, mais ses bâtiments ont précédemment accueilli l’internat des filles du lycée du même nom. Une collègue me racontait ainsi avoir dormi dans ce bâtiment pendant ses années de lycée, avant de revenir y installer son bureau quand elle est devenue enseignante à l’université. Difficile de passer désormais devant sa ruine tous les jours.

Galatasaray Üniversitesi — après l’incendie du 22 janvier 2013 (photo DHA)

Galatasaray Üniversitesi — après l’incendie du 22 janvier 2013 (photo DHA)