Introducing… La Revue des Livres

J’ai failli croire à une malédiction. Quand j’avais quatorze ou quinze ans, j’avais découvert dans les pages de Casus Belli la naissance d’un nouveau magazine de jeux de rôles très prometteur, orienté vers les scénarios — proposant donc peu d’articles par numéro, mais fouillés, adaptables à différents jeux et annonçant de riches aventures1. Je crois que ça s’appelait Avalon. Miam, me dis-je. Et je demande un abonnement pour mon anniversaire. Je reçois un numéro, puis plus rien. Depuis, j’évite de souscrire un abonnement à une nouvelle revue.

Pourtant, près de vingt ans plus tard, à la découverte de La Revue internationale des livres et des idées, même coup de foudre2. Prudent, j’achète quelques numéros, je commande ceux qui me manquent pour avoir la collection complète, et je finis par franchir le pas : bulletin d’abonnement, chèque, enveloppe, timbre. Un numéro, deux numéros dans la boîte, et paf ! Arrêt de la parution. On était en mai 2010 et c’était une mauvaise nouvelle tant cette revue m’était devenue indispensable, par la qualité de ses articles et son engagement critique.

Fort heureusement, depuis ma mésaventure avec Avalon, le courrier électronique avait été inventé. J’avais donc bien fait de m’abonner ! On ne tire certes aucune gloriole à être rapidement tenu au courant de l’arrêt d’une entreprise éditoriale pertinente, mais on est tout de même rassuré de voir cette nouvelle accompagnée de l’assurance que ce n’est que pour mieux revenir plus tard, avec un nouveau projet. Et alors ? Alors rien, ou presque : mail de soutien, et attente.

Presque un an et demi d’attente, égayé seulement par un petit mot sur le site de la RiLi pour ne pas se décourager. Jusqu’à ce nouveau courriel, ce 5 septembre : la RiLi est morte, vive La Revue des Livres ! Le premier numéro, soutenu comme auparavant par les Éditions Amsterdam, est tout chaud tout beau, je vais le recevoir dans ma boîte sous peu, et vous livre sans plus attendre sa présentation en PDF et son revigorant éditorial.

  1. Du moins est-ce le souvenir que j’en ai gardé. De toute façon, je n’ai jamais été un très bon maître de jeu. []
  2. Vous noterez toutefois que mes préoccupations ont légèrement évolué. []

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